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Célébration de la Journée internationale des droits des femmes

Mardi 10 Mars 2026


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Les femmes du CRO mises à l’honneur


Les femmes du Centre de Recherches Océanographiques (CRO) ont célébré, le lundi 9 mars 2026 à Treichville, la Journée internationale des droits des femmes dans une atmosphère à la fois festive et réflexive. 
Cette journée commémorative a été marquée par plusieurs activités visant à valoriser la contribution des femmes au sein de l’institution et à encourager leur implication dans les sphères de décision.

Au programme de cette célébration figuraient notamment une conférence autour du thème « Participation des femmes au leadership et à la prise de décision », ainsi que des concours de chants et un quiz qui ont contribué à renforcer la convivialité entre les participantes et leurs collègues.

Prenant la parole à cette occasion, le directeur du CRO, Ouattara Bafétégué, a salué le rôle déterminant des femmes dans le rayonnement de l’institution. Selon lui, le centre bénéficie de la contribution de femmes aux profils variés et d’une grande compétence.
« Au CRO, nous avons la chance de compter sur des femmes d’exception : des chercheuses dont les travaux rayonnent au-delà de nos frontières, des ingénieures, des techniciennes et des administratives dont la rigueur quotidienne constitue le véritable fondement de notre prestige », a-t-il déclaré.

Le directeur a également souligné que les femmes ne réclament pas de privilèges, mais plutôt la justice et l’équité dans les opportunités professionnelles. Pour lui, l’égalité ne peut se limiter à des discours prononcés lors d’une journée commémorative.
« La justice dans une institution ne se décrète pas lors d’une journée commémorative. Elle s’organise, se mesure et se contrôle. C’est ce travail de fond que je m’engage à impulser », a-t-il affirmé.
Revenant sur le thème national de cette édition, « Justice pour tous : agir pour les femmes et les filles de Côte d’Ivoire », ainsi que le sous-thème retenu par le CRO, il a insisté sur la nécessité de bâtir une institution où la promotion repose sur la compétence et les résultats, et non sur des préjugés ou des pesanteurs socioculturelles.

Pour sa part, la présidente de l’Association des femmes du CRO (AFCRO), Paulina Amayofé, a indiqué que cette célébration devait être perçue comme un moment de prise de conscience et d’engagement collectif.
« Cette journée n’est pas une pause dans notre travail, c’est le moment où nous nommons l’écart qui existe encore et où nous décidons collectivement de le combler », a-t-elle affirmé.
Elle a rappelé que l’AFCRO constitue un espace de solidarité et de construction visant à promouvoir les compétences féminines et à favoriser leur visibilité au sein de l’institution.
« Nous croyons que la solidarité entre les femmes n’est pas une posture symbolique mais une stratégie d’efficacité collective », a-t-elle soutenu, tout en prenant l’engagement que cette journée marque un nouveau départ pour le renforcement du leadership féminin au sein du centre.

Représentant le professeur Joseph Assi-Kaudjhis, Yao Célestin, directeur des programmes au Centre Africain de Management et de Perfectionnement des Cadres (CAMPC), a invité les femmes à transformer les aspirations en actions concrètes.
« Engagez-vous aujourd’hui chacune d’entre vous à faire du leadership féminin non pas l’exception à célébrer le 8 mars, mais la norme à incarner à partir du 9 mars et tous les jours qui suivent », a-t-il exhorté.